Contraintes Physiques liées à l’Altitude
Attention danger, voila les quatre hypos !
Manque d’oxygène : HYPOXIE
Diminution de la capacité physique en altitude.
20 % d’O² dans l’atmosphère mais si la pression diminue l’O² diminue (avec toujours 20 %).
La viscosité du sang est plus importante avec l’altitude ce qui provoque une pus grande sensibilité au froid.
En altitude tout malaise ou symptôme est un défaut d’acclimatation jusqu’à preuve du contraire.
4 phases :
- phase blanche : absence de signes anormaux, loi des premières heures d’exposition (4h à 8h).
- phase d’acclimatation : risque de Mal Aigu des Montagnes (M.A.M.). Éviter les efforts trop intenses.
- phase d’acclimatement : phase optimale (plus c’est haut plus c’est court!).
- phase de dégradation : danger (hautes altitudes).
M.A.M. : peut provoquer des Oedèmes > extrémités (bague ou chaussure qui serre) > pulmonaire (noyade) > cérébral (perte du jugement et de l’autocritique).
Prévention :
Vitesse : ne pas monter trop vite trop haut (150 m à 300 m/heure).
Altitude : monter assez haut pour s’acclimater.
Durée : ne pas rester trop haut trop longtemps (ex. : population résidente jusqu’à 5500 m).
Enfants : < 18 mois = < 1800 m et < 12 ans = < 3000 m (plus fragile, risques d’oedèmes/problèmes neurologiques).
Femmes : pour les séjours à hautes altitudes contraception orale contre indiquée, stérilet, anti-inflammatoire et pendant la grossesse (1er trimestre et dernier trimestre).
Manque de chaleur : HYPOTHERMIE
6,5°C/Km ou 0,65°C/100 m
Variations diurnes/nocturnes et saisonnières fortes.
L’organisme possède deux moyens de lutte :
- la vasoconstriction (principe d’une chaudière dans une maison = on ne chauffe que les pièces essentielles)
- la thermogenèse (activité musculaire = frisson thermique = chaleur multipliée par cinq)
La déperdition de chaleur :
- par conduction > contact avec un solide
- par convection > contact avec un liquide (un homme qui tombe dans un lac gelé est quasi mort :
10 mn de survie à 0°C)
- par rayonnement
Déperdition calorique multipliée par dix avec le vent (température ambiante de 0°C et vitesse du vent à 80 Km/h = - 20°C) et l’humidité.
Les gelures (statistiques) :
Pieds 57 %, mains 52 %, face 11 %, Oreilles 6 % et jambes 1 %.
Sensation de froid et anesthésie sournoise.
Traitement : réchauffement local, ne pas flageller, réchauffer lentement (0,5°C/heure)
Un sujet froid n’est mort que s’il est réchauffé.
Protection :
Vêtement (emprisonnant l’air)/plusieurs vêtements fins
Couverture de survie (gris contre le sujet/la couverture ne fait que réfléchir la production thermique du sujet)
Boisson chaude (la prise d’alcool est un facteur aggravant)
Manque d’eau : HYPOHYDRATATION
La teneur en vapeur d’eau dans l’atmosphère diminue avec l’altitude (1/4 à 4000 m).
L’air est plus froid et plus sec.
Le rayonnement :
Le rayonnement solaire augmente avec l’altitude (2 à 4 %/100 m jusqu’à 2000 puis 1 %/100 m au delà de 2000).
Danger de brûlure : une minute au sommet du Mont Blanc = une heure à la mer
Attention aux infrarouges (réverbération) et aux ultraviolets (ophtalmie = lunettes de qualités)
Rayonnement positif > le soleil
Rayonnement négatif > les nuits claires ou sous une couverture nuageuse
Manque de sucre : HYPOGLYCEMIE
Plus on va en altitude plus on travaille en résistance et en endurance.
Comment s’alimenter en montagne :
Avant la course :
Glucides (sucres et féculents), éléments de l’effort et des graisses pour lutter contre le froid.
Pendant la course :
Emporter ce qui est peu encombrant mais riche en glucides (fruits secs, barres céréales…).
Ce que l’on boit après la course c’est ce que l’on a pas bu pendant.
Il faut boire régulièrement et en petite quantité (15°C/4000 m = 6 litres). Ne jamais absorber de l’alcool !
Après la course :
Trois éléments dominent : la fatigue, la faim et le froid.
Il faut donc manger suffisamment et chaud.
La montagne et plus particulièrement la haute montagne est un milieu ou la survie plus que la vie demeure être une condition humaine. La préparation d’une course et l’humilité en montagne est un gage de cette survie.
Informez-vous et surtout gardez les yeux ouverts !
Manque d’oxygène : HYPOXIE
Diminution de la capacité physique en altitude.
20 % d’O² dans l’atmosphère mais si la pression diminue l’O² diminue (avec toujours 20 %).
La viscosité du sang est plus importante avec l’altitude ce qui provoque une pus grande sensibilité au froid.
En altitude tout malaise ou symptôme est un défaut d’acclimatation jusqu’à preuve du contraire.
4 phases :
- phase blanche : absence de signes anormaux, loi des premières heures d’exposition (4h à 8h).
- phase d’acclimatation : risque de Mal Aigu des Montagnes (M.A.M.). Éviter les efforts trop intenses.
- phase d’acclimatement : phase optimale (plus c’est haut plus c’est court!).
- phase de dégradation : danger (hautes altitudes).
M.A.M. : peut provoquer des Oedèmes > extrémités (bague ou chaussure qui serre) > pulmonaire (noyade) > cérébral (perte du jugement et de l’autocritique).
Prévention :
Vitesse : ne pas monter trop vite trop haut (150 m à 300 m/heure).
Altitude : monter assez haut pour s’acclimater.
Durée : ne pas rester trop haut trop longtemps (ex. : population résidente jusqu’à 5500 m).
Enfants : < 18 mois = < 1800 m et < 12 ans = < 3000 m (plus fragile, risques d’oedèmes/problèmes neurologiques).
Femmes : pour les séjours à hautes altitudes contraception orale contre indiquée, stérilet, anti-inflammatoire et pendant la grossesse (1er trimestre et dernier trimestre).
Manque de chaleur : HYPOTHERMIE
6,5°C/Km ou 0,65°C/100 m
Variations diurnes/nocturnes et saisonnières fortes.
L’organisme possède deux moyens de lutte :
- la vasoconstriction (principe d’une chaudière dans une maison = on ne chauffe que les pièces essentielles)
- la thermogenèse (activité musculaire = frisson thermique = chaleur multipliée par cinq)
La déperdition de chaleur :
- par conduction > contact avec un solide
- par convection > contact avec un liquide (un homme qui tombe dans un lac gelé est quasi mort :
10 mn de survie à 0°C)
- par rayonnement
Déperdition calorique multipliée par dix avec le vent (température ambiante de 0°C et vitesse du vent à 80 Km/h = - 20°C) et l’humidité.
Les gelures (statistiques) :
Pieds 57 %, mains 52 %, face 11 %, Oreilles 6 % et jambes 1 %.
Sensation de froid et anesthésie sournoise.
Traitement : réchauffement local, ne pas flageller, réchauffer lentement (0,5°C/heure)
Un sujet froid n’est mort que s’il est réchauffé.
Protection :
Vêtement (emprisonnant l’air)/plusieurs vêtements fins
Couverture de survie (gris contre le sujet/la couverture ne fait que réfléchir la production thermique du sujet)
Boisson chaude (la prise d’alcool est un facteur aggravant)
Manque d’eau : HYPOHYDRATATION
La teneur en vapeur d’eau dans l’atmosphère diminue avec l’altitude (1/4 à 4000 m).
L’air est plus froid et plus sec.
Le rayonnement :
Le rayonnement solaire augmente avec l’altitude (2 à 4 %/100 m jusqu’à 2000 puis 1 %/100 m au delà de 2000).
Danger de brûlure : une minute au sommet du Mont Blanc = une heure à la mer
Attention aux infrarouges (réverbération) et aux ultraviolets (ophtalmie = lunettes de qualités)
Rayonnement positif > le soleil
Rayonnement négatif > les nuits claires ou sous une couverture nuageuse
Manque de sucre : HYPOGLYCEMIE
Plus on va en altitude plus on travaille en résistance et en endurance.
Comment s’alimenter en montagne :
Avant la course :
Glucides (sucres et féculents), éléments de l’effort et des graisses pour lutter contre le froid.
Pendant la course :
Emporter ce qui est peu encombrant mais riche en glucides (fruits secs, barres céréales…).
Ce que l’on boit après la course c’est ce que l’on a pas bu pendant.
Il faut boire régulièrement et en petite quantité (15°C/4000 m = 6 litres). Ne jamais absorber de l’alcool !
Après la course :
Trois éléments dominent : la fatigue, la faim et le froid.
Il faut donc manger suffisamment et chaud.
La montagne et plus particulièrement la haute montagne est un milieu ou la survie plus que la vie demeure être une condition humaine. La préparation d’une course et l’humilité en montagne est un gage de cette survie.
Informez-vous et surtout gardez les yeux ouverts !
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