Adaptations des Animaux au Milieu Montagnard

Publié le par Tistou

Théorie de l’évolution des espèces : Darwin
Les duretés de la montagne ont éliminé les inadaptés, mais les survivants sont dotés d’une singulière vigueur et de moyens étonnants.


- Poïkilotherme : animal à sang froid (Insectes/reptiles/batraciens)
- Exotherme : dépendant des variations de la température

- Homéotherme : animal produisant une température constante (homme/l’Izard 38°C/l’ours 39°C/passereau 40-45°C)
- Endotherme : dépendant de la température produite par l’organisme

Pour lutter contre la neige il y a deux solutions :

> Fuir
- Migrer :
Les oiseaux car ils sont insectivores
- S’amasser en groupe sous la neige (géothermie : 0°C au sol à partir du certaine hauteur de neige) :
Insectes (dans les terriers), vipères, orvets…
Aucun moyen de lutte car ils dépendent des températures extérieures
État de diapause (vie au ralenti)
- Au fond des ruisseaux et des lacs d’altitudes :
Grenouilles rousses, truites état de torpeur ou de léthargie

> Ou s’adapter
- Hivernant (réveil spontané) :
Ours/hérisson
- Hibernant :
Marmotte : poïkilotherme l’hivers (5 à 8 °C (38°C)/30 pulsations/mn (200 p/mn)/2 à 3 inspirations/mn) et homéotherme l’été.
Sortie d’hibernation : - 50 % de son poids.

Catégories et stratégies :

> Lutter contre le froid :
Adaptations morphologiques/adaptations physiologiques
Le lièvre variable, l’hermine et le lagopède ou perdrix des neiges sont des animaux reliques de l’époque glaciaire qui changent de robe selon les saisons.
C’est l’homochromie : perte d’un pigment (la Mélanine) par mimétisme.
Le pigment est stocké en divers endroits pour relancer le processus : le lièvre aux extrémités des oreilles, l’hermine au bout de la queue et le lagopède sur les plumes du bout des ailes.
Le lagopède possède de longs ergots plumés (raquettes à neige intégrées).
Le lièvre variable (appelé « Blanchot » dans les Alpes) a les oreilles plus petites que son cousin de la plaine  et de formes arrondies.
Le « mélanisme montagnard » (corps noir) permet une meilleure absorption des rayons calorifiques solaires et de s’échauffer plus vite (limaces, salamandres…).
C’est la loi d’Allen : moins de surfaces pour éviter la déperdition de chaleur (à l’inverse dans le désert : la gerboise ou le fennec).
L’ours stocke des graisses durant toute la belle saison.
C’est la loi de Bergman : plus de poids et de volume.

> Profiter des qualités isolantes de la neige :
Dormir sous la neige/mener une vie active sous la neige/s’abriter sous la neige
Le campagnol creuse des galeries sous la neige jusqu’à 2400 m d’altitude dans les Alpes (reproduction en février et mise bas en mars).
Le lagopède, ou perdrix des neiges, se laisse recouvrir par la neige (sa vapeur d’eau forme une capsule : un igloo).

> Modifier son déplacement, sa nourriture :
Les économies de déplacement/changer de régime alimentaire, stocker/comportements sociaux
Les mammifères et les oiseaux s’appliquent à se tenir face au vent pour que leurs poils ou leurs plumes ne soient pas ébouriffés.
L’écureuil et le casse-noix cachent leurs graines pour faire des réserves.
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Publié dans Cognition

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